Graines d’Amour : l’association française qui aide les familles du nord de Bali
Derrière les plages, les rizières et les villas avec piscine, Bali a aussi un autre visage. Dans le nord de l’île, loin des circuits touristiques, de nombreuses familles vivent encore dans une grande précarité : des maisons de fortune, un accès difficile à l’eau potable, des enfants dont la scolarité dépend de quelques dizaines d’euros par mois. C’est là qu’agit Graines d’Amour, une association française fondée par deux expatriés installés à Bali. Parrainage d’enfants, construction de maisons, filtres à eau : voici comment elle fonctionne, et comment les voyageurs et les amoureux de Bali peuvent la soutenir.
Graines d’Amour, « Benih Cinta »
Graines d’Amour, Benih Cinta en indonésien, est une association française régie par la loi de 1901. Elle a été fondée par Véronique et Pierrick, deux Français profondément attachés à Bali. En novembre 2022, ils ont fait le choix de s’installer dans le nord de l’île, là où la pauvreté est la plus présente et où les visiteurs passent rarement.
L’aventure a commencé par des distributions alimentaires dans plus de soixante villages. Elle s’est ensuite structurée autour d’actions durables, menées avec un partenaire local de confiance : Ketut Wenten et l’équipe du centre de lecture Taman Bacaan Saraswati, dans le village de Kayu Putih. Ce sont eux qui connaissent les familles, assurent le suivi au quotidien et veillent à ce que l’aide arrive là où elle doit arriver.
Construire des maisons pour les familles sans toit
Le premier constat à Kayu Putih a été brutal : plusieurs familles vivaient dans des abris de fortune, sans murs solides ni toit digne de ce nom. L’association a décidé de construire des maisons. Grâce aux dons, 15 maisons ont été bâties en moins de trois ans, avec des artisans balinais et dans le respect des matériaux et des usages locaux.
Selon l’association, chaque construction représente entre 2 000 et 3 000 euros, en fonction de la taille de la famille. Le village aurait besoin d’une trentaine de maisons au total : le projet est donc à mi-chemin, et quinze familles attendent encore leur tour.
Parrainer un enfant balinais
Le cœur de l’action de Graines d’Amour est le parrainage d’enfants. À Bali, l’école n’est pas gratuite pour toutes les familles : frais de scolarité, fournitures et uniformes (cinq par semaine, un par jour) pèsent lourd dans un budget modeste. Aujourd’hui, 35 enfants sont parrainés.
- Montant : de 25 à 50 euros par mois, selon les besoins de l’enfant.
- Ce que cela couvre : la scolarité, les fournitures, les uniformes et des cours d’anglais.
- Durée : l’association demande un engagement jusqu’à la fin du lycée, vers 17 ou 18 ans ; le parrain peut ensuite continuer s’il le souhaite, si l’enfant poursuit ses études.
- Le lien : chaque parrain reçoit des nouvelles et des photos de son filleul, et un groupe d’échange réunit parrains et marraines. Certains ont même rencontré leur filleul lors d’un voyage à Bali.
D’après l’association, les dons et parrainages ouvrent droit à une réduction d’impôt en France. Renseignez-vous auprès d’elle sur les reçus fiscaux délivrés.
L’eau, un enjeu quotidien dans le nord de Bali
On l’imagine mal depuis les resorts du sud, mais l’accès à l’eau potable reste un vrai problème dans certaines zones rurales du nord de l’île. Beaucoup de familles doivent faire bouillir leur eau avant de la consommer. Graines d’Amour équipe donc les foyers de filtres à eau, une aide simple qui change le quotidien et la santé des enfants.
Des cours d’anglais pour préparer l’avenir
Dans une île qui vit largement du tourisme, parler anglais ouvre des portes : emplois dans l’hôtellerie, la restauration, le guidage. L’association finance donc des cours d’anglais pour les enfants parrainés, un investissement concret dans leur futur professionnel.
Et au-delà : Noël, personnes âgées, urgences
À côté de ces programmes, Graines d’Amour répond aux besoins du moment : visites et soutien aux personnes âgées isolées, achats de nourriture pour les familles en difficulté, aide ponctuelle à des orphelinats. Chaque fin d’année, l’opération « Le Père Noël débarque à Bali » permet aussi de remettre jouets, fournitures et vêtements à des dizaines d’enfants du village, une fête qui n’existe pas dans la tradition balinaise mais qui fait briller bien des regards.
Voyager à Bali et aider de façon responsable
Beaucoup de voyageurs repartent de Bali avec l’envie de « rendre » un peu de ce que l’île leur a donné. C’est une belle intention, à condition de bien choisir comment aider :
- Privilégiez les associations qui travaillent avec des partenaires locaux et qui connaissent personnellement les familles, comme c’est le cas ici avec l’équipe de Kayu Putih.
- Préférez l’aide dans la durée (parrainage, construction, scolarité) aux dons ponctuels distribués au hasard dans la rue, qui peuvent encourager la mendicité des enfants.
- Méfiez-vous du « tourisme d’orphelinat » : les visites improvisées d’orphelinats sont aujourd’hui déconseillées par de nombreuses ONG, car elles peuvent nuire aux enfants. Passez toujours par une structure sérieuse qui organise et encadre les rencontres.
- Demandez de la transparence : nouvelles des enfants, photos des chantiers, utilisation des fonds.
- Respectez la culture locale : tenue correcte dans les villages, photos des enfants seulement avec l’accord des familles.
Pour préparer un séjour respectueux de l’île et de ses habitants, lisez aussi notre guide des règles à respecter à Bali. Et si vous voyagez dans le nord, ne manquez pas Pemuteran et ses coraux restaurés grâce au Biorock, ni le monastère bouddhiste de Brahmavihara-Arama, près de Lovina.
Comment soutenir Graines d’Amour ?
- Faire un don ponctuel, par exemple pour participer à la construction d’une maison.
- Parrainer un enfant à partir de 25 euros par mois.
- Partager les actions de l’association autour de vous.
Toutes les informations, les photos des projets et les coordonnées de l’association sont sur son site : grainesdamourbali.com, et la page contact pour proposer un parrainage ou poser vos questions.
Les chiffres cités dans cet article (enfants parrainés, maisons construites, montants) proviennent de l’association et correspondent aux informations publiées sur son site en octobre 2026.











